ROSE pour les filles et BLU pour les garçons

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Dès la couverture, le magazine annonce la couleur : « Je suis un miraculé » nous déclare avec un charmant sourire Eric Abidal, ancien défenseur de l’équipe de France de Football. Le choix de la figure de proue de Blu, n’est pas du au hasard. Le footballeur diagnostiqué d’un cancer du foie en 2011, n’a jamais tu sa maladie. Et c’est pour que les hommes cessent de vivre le cancer, de souffrir en silence que l’équipe de Rose magazine s’est lancée dans cette nouvelle aventure.

Mais « avec vous Messieurs, les choses sont moins évidentes » déclare d’emblée Béatrice Lorant, directrice de la rédaction dans son édito. L’équipe très féminine de Rose a d’ailleurs longtemps pensé qu’elle n’était pas légitime pour le faire. Alors pourquoi ce pari un peu fou ?

« Parce que la parité n’était pas respectée, parce que les hommes lisaient notre magazine en catimini et réclamaient un Bleu, nous avons décidé de faire ce qui était finalement une évidence » explique Béatrice lors de la conférence de presse ce matin. Et en effet, plus discrets, moins extravertis que nous, les hommes ont tendance à se replier sur eux-mêmes quand ils tombent malade. Les professionnels le confirment, leur faible présence sur les forums ou sur les blogs l’attestent. Pourtant le besoin est criant : traverser un cancer, que l’on soit homme ou femme, est une souffrance et se faire aider n’est pas un luxe. Pourquoi seules les femmes auraient elles droit à un magazine qui prend soin d’elles, qui les écoute, les comprend, les accompagne tout au long de la maladie ?

Blu (sans E) est donc l’alter ego de Rose, un magazine résolument masculin qui adopte comme sa grande sœur les codes de la presse dédiée. Un magazine sexué, qui affiche moins de rose, plus de noir et de bl(e)u, dans lequel vous ne trouverez pas de page mode ou beauté mais, à l’instar de Rose, des enquêtes et dossiers sur la maladie, des interviews et micro-trottoirs, des pages cuisine, voyages ou lectures etc… adaptées aux garçons.

« Maintenant, il faut qu’il trouve son public, qu’il plaise aux hommes même si il est évident qu’il répond à un besoin » déclarait ce matin, Céline Dupré co-fondatrice de Rose. « C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à réclamer le numéro 2 sur la page Facebook de Blu , le compte twitter  ou par mail à beatrice.lorant@rosemagazine.fr »

Pour des histoires de budget, le numéro 1 plus fin que son ainée, est tiré à 50 000 exemplaires et sera disponible dans un premier temps dans les 18 centres de lutte contre le cancer (Unicancer) et quelques CHU (Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lyon, Poitiers, Paris). Vous pouvez également le commander sur le site de Rose magazine .

Gageons que cet opus sera le premier d’une longue série. Longue vie à BLU.

Catherine Cerisey