Maman

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25 Janvier 2015

Maman tu es partie, voici un an déjà. Tu me manques terriblement …… J’espère que là où tu es, tu es bien entourée. Que tu as retrouvé tes parents, tes soeurs parties trop tôt et que tu veilles toujours sur nous, comme tu l’as fait durant toute ta vie avec tant de bienveillance et d’amour. Je t’aime.

31 Janvier 2014 :

Grandir auprès d’une mère aussi belle n’est pas facile. Mais tu n’étais pas seulement  une femme splendide tu étais aussi une belle personne, à l’intérieur. Générosité, amour, abnégation sont des mots que j’ai appris de toi. Petite fille, puis femme et enfin mère à mon tour, tu as toujours été là pour m’accompagner, me tenir la main et m’aider à devenir ce que je suis aujourd’hui. Tu n’as jamais jugé mes choix, y compris quand ils ne te plaisaient pas. J’avoue aujourd’hui que je ne t’ai pas tout dit de ma vie, de mes souffrances et je t’ai parfois menti, par omission, pour te protéger, pour t’épargner trop de douleurs, toi qui avais tant à faire avec la tienne. Ta vie n’a pas été simple et tu as croisé trop souvent la peine. Pourtant tu as tout sacrifié pour nous trois, pour que nous ne manquions de rien, allant jusqu’à t’oublier et mettre ta vie de femme de coté. J’ai essayé, j’essaie chaque jour, d’être une mère à ton image d’envelopper d’amour mes enfants, de les protéger au mieux, et parce que, tu ne le sais que trop bien, nous ne maitrisons pas tout, de leur donner les armes pour combattre les aléas de la vie. Et quand je suis tombée malade, je sais que tu as maudit le ciel de ne pas être à ma place. Tu as assisté impuissante aux épreuves que j’affrontais. Puis ton tour est venu. J’ai eu tellement peur pour toi, peur que tu aies à traverser les mêmes chemins escarpés, peur que tu souffres comme moi j’ai souffert, peur que tu ne parviennes pas à lutter, toi qui étais devenue si fragile. Et puis une autre maladie t’a rattrapée, pire encore parce que celle là, nous le savions, était sans espoir de guérison. Et si pourtant la fin était inéluctable, je ne voulais pas y croire,  parce que tu étais invincible, immortelle, plus forte que nous tous. Comment imaginer ton départ toi qui a toujours été là près de nous, près de moi. Tu n’étais pas avare des « je t’aime » dont tu nous enveloppais si souvent, accompagnés d’un baiser envoyé du bout des doigts. Les derniers temps, tu n’avais presque plus la force de parler, nos conversations se limitaient à quelques échanges sur ma nouvelle vie. J’espère que tu es fière de moi et de ce que j’ai construit aujourd’hui parce que cette force que j’ai puisée au plus profond de moi, pour m’en sortir, pour repartir, c’est toi et papa qui me l’avez insufflée. Je t’aime, ce sont les derniers mots que tu m’as dit, vendredi, presque inaudibles, prononcés dans un souffle, ce souffle qui commençait à te manquer. Et nous sommes là aujourd’hui pour t’accompagner dans ton dernier voyage. Tu es partie dans les étoiles me laissant seule désormais sans référence, sans repère, sans toi ni papa. Je veux croire que tu ne souffres plus. Que tu as rejoint les tiens, ceux que tu pleurais tant. Je veux croire que les portes, de l’autre côté sont grandes ouvertes et que tout le monde est là pour t’accueillir et te protéger à ton tour. Et puis, si tu croises Papa, dis lui qu’il me manque, comme tu vas me manquer… terriblement. Je t’aime Maman. Catherine