Droit de réponse …. « ne serait-ce qu’une seconde »

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Mon dernier post sur la vidéo mis en ligne par la fondation Mimi a fait couler beaucoup d’encre. Ce billet a en effet suscité de nombreux commentaires intéressants mais aussi parfois véhéments jusqu’à en être agressifs de la part de simples lecteurs ou de protagonistes du film.

Je n’ai jamais voulu blesser personne et je m’efforce même quand je ne suis pas d’accord de réfléchir et de peser le pour et le contre avant de coucher sur la toile quoi que ce soit. Au vu des commentaires que j’ai lus ces derniers jours, j’ai probablement du mal m’exprimer puisque l’on m’est tombé à bras raccourci dessus allant même jusqu’à me menacer de « m’attaquer pour outrage » !

Je préfère donc répondre ici plutôt qu’à chacun d’entre eux car il me semble qu’il est nécessaire non pas de me justifier mais de clarifier quelques points.

Tout d’abord le principe d’un blog est d’écrire des billets d’humeur, humeur qui peut être bonne ou mauvaise, qui reflètent la pensée de l’auteur et de lui seul  et son sentiment vis à vis de l’actualité. C’est le privilège du blogueur de n’avoir à rendre compte à aucune rédaction qui prônerait du politiquement correct. C’est ce que je m’efforce de faire depuis 4 ans tout en laissant la discussion parfaitement ouverte puisque je ne modère aucun commentaire (je précise que ce n’est pas le cas partout) afin de laisser chacun s’exprimer librement. Ce blog est un petit peu comme mon journal intime que je vous laisserais explorer et commenter à loisir. J’ai le droit absolu d’y écrire ce que je veux et vous avez le droit de ne pas me lire ….

Je suis persuadée que nous ne pouvons pas tous être d’accord sur tout et je pense que confronter différents points de vue peut nous permettre de nous enrichir les uns les autres.

Certains de mes articles ont bien sur eux aussi généré des discussions enflammées permettant des échanges toujours très riches même si parfois houleux. Je suis en revanche contre toute forme d’agressivité y compris verbale !

Cela dit, loin de moi l’idée d’attaquer ou pire de blesser les personnes qui ont accepté de participer à l’initiative de la fondation Mimi. Si vous relisez attentivement mon post, vous verrez qu’au contraire, je me suis insurgée contre la dite fondation qui les avait, à mon avis, trompé sur la marchandise.

Or depuis les participants ont confirmé avoir été mis au courant en amont de la teneur du film ; ils ont donc tous participé en parfaite connaissance de cause. Cela veut dire que tous ont accepté d’être grimés et affublés de perruques plus ou moins ridicules se sachant photographiés et filmés. Encore une fois je n’ai pas à juger, chacun est libre de faire ce que bon lui semble et comme contrairement au cancer, le ridicule ne tue pas, aucun souci pour moi.

Mais pourquoi alors ce fait qui me semble essentiel n’est-il pas explicité ni dans le film, ni dans le communiqué de presse que j’ai pu lire ? Ce silence induit forcément une confusion pour celui qui visionne la vidéo et c’est évidemment une énorme erreur de la part de l’agence qui a imaginé la campagne !

Je m’explique : la vidéo est un outil de communication et comme dans toute communication il y a un émetteur et un récepteur. Le but est bien que le message du premier soit compris par le second. Or ici ce n’est absolument pas le cas puisque les spectateurs ne sont pas prévenus et peuvent imaginer ce qu’ils veulent. Cette méprise donne comme résultat ce qu’a très bien exprimé une lectrice dans son commentaire : « on a l’impression d’être invités à rire des malades plutôt qu’avec eux » !

Je suis donc pour sur le fond : mettre un peu de joie dans la maladie est un principe qui me va parfaitement ; en revanche comme je l’ai expliqué plus haut je suis dubitative sur la forme qui induit le spectateur en erreur et le positionne comme un voyeur qui se moquerait de patients qu’on aurait dupés.

Je redis ici ce que j’ai dit dans mon post (que j’assume pleinement) et dans un de mes commentaires : j’aurais préféré de la part d’une association comme la Fondation Mimi qu’elle sublime ces patients quitte à faire une autre photo plus décalée qui m’aurait du coup certainement fait beaucoup plus rire.

Voilà j’espère avoir été plus claire et vous souhaite à tous une excellente semaine ! Quant à moi, l’incident est clos et je repars vers de nouvelles aventures !

Catherine Cerisey

Le post en question est consultable ici