Le buzz de plus sur le cancer du sein, du pour, du contre et des questions …

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Plus de 6 millions et demi de vue sur Youtube, c’est le buzz qu’a crée cette jeune gynécologue de San Francisco en dansant sur un morceau de Beyoncé dans la salle d’opération du centre médical de l’université de Californie juste avant de subir une double mastectomie.

Son crédo, la danse du matin au soir, dans les bons comme dans les mauvais jours. La jeune femme qui tient un blog  y explique que « rien ne la rend plus heureuse que d’amener les gens à danser, bouger, et habiter leur corps ». Elle propose d’ailleurs aux internautes de lui envoyer des petits films dans lesquels ils font à leur tour quelques pas sur la musique de leur choix.

Deborah Cohan ne fait pourtant pas l’unanimité sur la toile : si à l’instar de la chanteuse elle même qui l’a félicitée sur Facebook, des milliers de messages la remerciant pour sa positive attitude et son courage ont été postés sur les différents réseaux sociaux, en revanche, certaines personnes se disent personnellement choquées.

Sa démarche est- elle donc de dire simplement que l’on peut (doit) rire de tout, que l’on peut (doit) danser en face de n’importe quelle situation aussi dramatique soit-elle ? Néanmoins, en publiant sa vidéo sur le web, en rendant public ce moment très intime elle a forcément une certaine responsabilité.

Son message va toucher des malades comme des gens moins concernés. Des femmes dans le même cas qui risquent de se trouver bien faibles de ne pas positiver autant ou des biens-portant qui pourraient minimiser la maladie et aller jusqu’à reprocher à leur entourage touché de pleurer sur leur sort.

Déborah est certainement une femme optimiste et pleine de vie et je salue son énergie face à un moment aussi difficile. J’aurais certainement été incapable de faire la même chose quelques minutes avant ma mastectomie !….  Pour autant, cette danse m’aurait-elle aidée si j’avais pu la visionner avant l’opération ? Alors disons qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, n’est-ce pas ?

Et vous, faites-vous partie des pour ou des contre ?

Catherine Cerisey