Le sport remboursé par la Sécu !

La santé est la grande oubliée de la campagne présidentielle. Et pourtant, elle touche tout le monde donc tous les électeurs  :  on nous serine à longueur d’années que nous, les malades, coûtons trop chers à la SS et les mesures récemment prises par le gouvernement en attestent (baisse des remboursements des transports, sortie de certaines pathologies des ALD…). Pourtant en mettant d’avantage l’accent sur la prévention, on améliorerait à terme les déficits de l’assurance maladie.

L’IMAPS (Société anonyme créée en octobre 2010 par le mouvement mutualiste pour promouvoir le sport au service de la santé) et le SNJMG (le syndicat national des jeunes médecins généralistes ) ont donc décidé d’interpeller les candidats en faisant des propositions qui pourraient changer la donne.

En effet, il est maintenant avéré que faire du sport, y compris très jeune réduit le risque de cancers, mais aussi il  empêche de façon significative les récidives, notamment dans le cancer du sein. Fort de ce constat, l »IMAPS demande qu’il soit alloué aux malades bénéficiant de l’ALD un forfait de 150 euros par an par la SS pour pratiquer une activité physique pour raisons médicales. Car le sport coûte cher et les inégalités sociales là encore ne donnent pas les mêmes chances à tous ! Jean-Pierre Davant, le président de l’IMAPS estime : «  Si seulement 10 % des patients atteints de diabète, de cancer du sein et du côlon ou d’insuffisance respiratoire grave, en bénéficient, l’économie pour le système de soins serait d’environ 56,2 millions d’euros annuels” . Bernard Amsalem, président de la Fédération française d’athlétisme (FFA) regrette que les médecins soient cantonnés à faire des certificats de non contre-indication au sport plutôt qu’être prescripteurs d’activités physiques au même titre que les médicaments. Et Thierry Bouillet, quant à lui, cancérologue et président de la CAMI (cancer Arts Martiaux et informations ) rappelle que la sédentarité entre 12 et 20 ans augmente les risques de survenue d’un cancer à l’âge adulte !

La SNJMG va encore plus loin en demandant la prise en charge de méthodes thérapeutiques complémentaires mais néanmoins indispensables comme les régimes diététiques, les activités physiques, les traitements psychologiques, etc…

Alors Messieurs les candidats, au lieu d’échanger des joutes verbales qui vous discréditent aux yeux de vos électeurs, penchez-vous sur les vrais problèmes ! Car voilà d’excellentes mesures faciles à mettre en place… reste à attendre de voir lequel récupérera le premier ces propositions, si toutefois ils nous entendent !

Catherine Cerisey

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