la maladie de Paget du sein, un cancer rare et souvent mal diagnostiqué

C’est en 1874, que Sir James Paget a décrit pour la première fois cette affection. Caractérisée par une sorte de prurit sur un mamelon du sein (très rarement des deux), elle est trop souvent prise pour un eczéma sans conséquence. Malheureusement, presque toujours, elle est associée à un cancer du sein, in situ dans 10 à 40% des cas et donc invasif dans 60 à 90% des cas. Elle représente 1 à 5% des cancers du sein.

Dans un premier temps, la maladie se déclare par une sorte de bouton au niveau du mamelon, qui peut démanger. Si l’on se gratte, ou on le laisse évoluer,  une croûte peut se former, le bouton s’étendre à l’aréole et aller jusqu’à une déformation du mamelon. On peut également observer un léger écoulement non purulent ou sanguin. La première réaction, bien sûr est d’aller voir un dermatologue. Mais la pseudo prurit va résister aux traitements locaux. Le médecin doit immédiatement, au vue des symptômes, et même si aucune masse n’est palpable dans le sein (50% des cas) pratiquer une biopsie qui révèlera l’existence d’un cancer situé dans les canaux galactophores (qui véhiculent le lait).

Le traitement consiste en une chirurgie, souvent une mastectomie, un curage axillaire suivis éventuellement d’une radiothérapie.

Diagnostiquée souvent très tard, la maladie de Paget du sein est un cancer qui est de mauvais pronostic si une tumeur est déjà palpable au moment de sa découverte, puisque l’on note une survie de 23% à 5 ans. Dans les autres cas, le taux de rémission est de 73% à 5 ans. De plus, si le cancer survient avant la ménopause, il est comme souvent, plus agressif.

Méconnue des femmes et souvent ignorée des médecins, il est donc nécessaire d’être vigilante. Je ne saurais trop insister ici sur l’importance de se connaître, de se regarder et de signaler toutes modifications survenue brutalement dans sa poitrine.

Source : medix.free.fr

Merci à Muriel qui m’a parlé de cette maladie rare

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