Le cancer du sein dans le plan cancer 2

Si vous n’avez pas eu le temps de lire le plan cancer 2 annoncé par Nicolas Sarkozy lundi, je vais essayer de vous le resumer ici brièvement. (en mettant l’accent sur les mesures  en relation avec le cancer du sein et  en omettant donc des points importants comme les mesures anti tabac par exemple)

Ce plan qui s’echelonnera sur 4 ans (2009/2013) s’articule, pour ce qui nous intéresse,  autour de trois axes fondamentaux : l’excellence des soins de demain – la réduction des inégalités et la vie après le cancer.

Dans un premier temps, le gouvernement demande la labellisation par l’Inca (Institut National du Cancer) de 5 sites de recherches qui devront entre autre, accélérer le transfert des avancées de la recherche au bénéfice des patients.La participation des malades aux essais cliniques devra être augmentée de 50%.  Quand on sait à quel point la recherche avance vite, il est bon de savoir que nous pourrons bénéficier des découvertes scientifiques plus rapidement qu’auparavant.

Notre président veut réduire les inégalités sociales et régionales importantes avec l’installation de 74 IRM dont 39 dans les régions où la mortalité est la plus élevée.Les objectifs du dépistage systématique du sein et du colon devront être revus à la hausse : plus 15% au niveau national et plus 50% dans certains départements. Malheureusement, rien sur les promesses de Madame Bachelot concernant le dépistage des femmes à risque de moins de 50 ans (Marie Claire de Novembre) et je n’ai pas trouvé quels seraient les moyens mis en oeuvre pour augmenter les résultats très mitigés du dépistage actuel.

Si le plan cancer 1 avait prévu une consultation d’annonce, le plan cancer 2 propose lui un dispositif de sortie. Il devra assurer une coordination medecins ville/ hopital (en mettant le médecin traitant au centre de la surveillance) et maladie/vie professionnelle (avec un retour à l’emploi envisagé dès la fin des soins). Des consultations de psychologues seront proposées de façon plus généralisées. Enfin des guides seront édités avec la liste des professionnels dont l’ancien malade pourrait avoir besoin. Bravo pour la mise en place de cet « après cancer » si douloureux pour certains , même si il est clair qu’une grande partie de ces mesures visent à désengorger les hopitaux. Je me suis vu proposer un suivi annuel par un gynecologue de ville  à ma dernière consultation, en alternance avec le suivi hospitalier dont je dispose .Je suis dubitative ;  en fait, j’ai peur que ce médecin ne soit pas » à la hauteur « . J’espère que ce suivi sera proposé et non imposé et qu’il n’interviendra pas immédiatement après les soins au risque de générer un surcroit d’angoisse pour les malades à peine en rémission.

Voilà en bref les grandes nouveautés de ce plan qui dispose de plus de 730 millions d’euros sur 4 ans (contre 600 millions pour le plan précédent). Nous espérons tous, que les mesures vont être suivies d’effet, surtout lorsque l’on sait qu’un tiers de celles du plan de Monsieur Chirac n’ont pas, ou que partiellement,été mises en oeuvre.