David Servan Schreiber : ce n’est qu’un au revoir

Voilà la nouvelle est tombée hier dans un article du Nouvel Obs. David Servan Schreiber a rechuté de son cancer du cerveau : un glioblastome de type IV. Un cancer très agressif inopérable, qui  lui laisse une espérance de vie maximum de 15 mois. Très affaibli, en partie paralysé, il a écrit son dernier livre qui parait aux éditions Robert Laffont. Un livre à l’attention des futurs dénigreurs de sa méthode et surtout un livre pour dire » au revoir » à ses nombreux adeptes.

Vous savez, si vous me lisez, que je n’ai jamais cru aux préceptes alimentaires de DSS dont j’ai lu les deux ouvrages  précédents : « guérir » et « anti-cancer ». Pour autant, vous imaginez bien entendu, que je ne me réjouis pas de cette mauvaise nouvelle qui, comme tous, m’a beaucoup peinée. Si je suis intimement persuadée qu’une bonne alimentation est nécessaire je ne crois pas qu’elle soit suffisante pour nous éviter de tomber malade ou mieux, d’éviter une récidive. Manger des brocolis saupoudrés de curcuma et de poivre à tous les repas n’est malheureusement pas gage de bonne santé. Néanmoins, si le sujet n’a pas trouvé d’écho chez moi, certaines choses m’avaient plu dans ces conseils, et sa lecture m’avait globalement intéressée.

Dans « on peut se dire au revoir plusieurs fois », DSS s’explique. Oui le cancer est multifactoriel et le stress dont il a été victime suite à son succès, n’est certainement pas anodin dans son histoire. Oui, sa méthode est corroborée par des études scientifiques fiables, mais il n’a jamais dit qu’elle était infaillible. Et oui, mille fois oui, il faut suivre les traitements allopathiques qui, c’est prouvé, sauvent des vies. Ses explications claires, intelligentes et sensées ne pourront que plaire à tous : ses partisans, bien sûr qui y croiront peut être un peu moins mais continueront à suivre ses conseils, mais aussi et surtout ses détracteurs qui comme moi, ne pourront qu’adhérer à ses conclusions.

Ces justifications vont permettre à ses lecteurs de continuer à y croire, et c’est bien. L’espoir fait vivre, dit-on et est nécessaire pour garder un peu de sérénité dans ce combat. Comme il le disait dans son livre « anticancer », j’espère sincèrement que DSS va réussir, une fois de plus, à faire mentir les statistiques et que cet au revoir ne sera pas un adieu.

A lire :